Justine Bergeron : la finance par la grande porte

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Le premier vice-président à la direction – Marchés financiers, Ricardo Pascoe (centre), entouré des membres du comité de gestion et d’employés des marchés financiers, Brian Davis, Beata Swist, Susan Monteith, Sean St. John, Sandy Lam et Isabelle Paquet, en compagnie des lauréates (assises) : Sarah Brown, Pascale Venne et Justine Bergeron. Photo : Banque Nationale.

10 000 dollars. C’est le montant de la bourse Femmes en finance que la Banque Nationale a octroyé à Justine Bergeron, étudiante à la maîtrise en finance aux HEC Montréal pour souligner sa persévérance et son immense intérêt pour l’industrie des services financiers. La jeune Québécoise a réussi tout un exploit. Elle a obtenu d’excellents résultats scolaires malgré un emploi du temps plus que chargé. C’est notre Inspiration de la semaine.

Quel est ton parcours ?

Je viens de Montréal. J’ai décroché mon baccalauréat en relations industrielles à l’Université de Montréal. J’ai travaillé dans le monde de la restauration et des ventes lors de mes études. Je crois d’ailleurs que les membres du jury ont été impressionnés par ma candidature parce que je suis parvenue à obtenu rapidement de très bons résultats scolaires en finance malgré le fait que je n’avais à ce moment aucune notion en la matière… pas plus qu’en mathématique d’ailleurs !

J’ai dû suivre quelques cours de propédeutique pour être admise à la maîtrise en finance. J’ai en suivi avec des collègues troisième et quatrième année et j’ai eu de meilleures notes qu’eux ! Je pense aussi avoir eu cette distinction parce que j’ai travaillé près de 30 heures par semaine lors de mes études de baccalauréat, ce qui ne m’a pas empêché de performer très bien.

D’où te vient cette passion pour la finance ?

Pour être bien honnête, lors de mes études collégiales et universitaires, j’ai travaillé énormément sans trop me consacrer réellement à mes études… Au départ, j’ai opté pour les relations industrielles sans trop savoir de quoi il s’agissait. Je trouvais que cette matière offrait une bonne base en gestion. J’avais des cours de droit, de gestion, et de plusieurs disciplines connexes… dont en finance ! C’est ce cours qui m’a le plus passionné ! J’ai donc décidé de poursuivre mes études dans ce domaine.

Qu’est-ce que tu aimes de ce monde ?

J’ai le profil idéal. Quand j’œuvrais dans des commerces, j’avais de nombreux objectifs de vente. Je carburais volontiers sous pression. Je dirais même que j’aime cette pression ! Je sais qu’il y en a énormément dans ce secteur, et ça me va très bien ! Je suis motivée par le désir de devoir performer. J’aime me dépasser. En plus d’une bourse de 10 000 $, le prix me donne l’occasion de me familiariser davantage avec ce secteur et avec la Banque Nationale, au moyen d’un stage et d’une démarche de mentorat.

As-tu commencé ton stage à la Banque Nationale ?

Oui. Et j’adore vraiment ça ! Il n’y a pas de routine, ça change toujours. J’aime aider les entreprises à se dépasser et à atteindre leurs objectifs. Toutes les entreprises auront besoin à un moment ou à un autre d’accompagnement à un moment ou à un autre de leur existence.

Des conseils pour celles qui souhaitent poursuivre leurs études dans ce domaine ?

Mon parcours est tout sauf exemplaire ! Surtout pour quelqu’un de ce domaine ! Je dirais aux jeunes de ne jamais fermer les portes, et de foncer ! Tente toujours ta chance ! Inscris-toi à la maîtrise. Essaye-toi au moins ! Vas-y ! Ne tiens jamais pour acquises les choses. Vérifie, et revérifie. Il faut être rigoureux. Plus tu vas monter dans la société, plus les gens autour de toi voudront prendre ta place… Alors, prépare-toi à te battre !