Fetenationale 2015

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En cette période de la Fête nationale, Inspiro publie la réflexion de Wadner Isidor, auteur, communicateur et standardiste.

Les sages ont dit : « Un peuple qui ne connaît pas son passé est condamné à le revivre ». Le devoir de mémoire est la reconnaissance d’une société de son histoire pour mieux avancer vers la voie du changement, du progrès. Beaucoup de gens admettent que le Québec a besoin de faire cet exercice qu’est celui de se rappeler son passé, particulièrement de ses erreurs, pour en tirer davantage les leçons.

L’histoire n’est pas seulement chose du passé, mais un miroir permettant de reconnaître ses forces, ses faiblesses, se souvenir de ses prouesses, ses bévues, etc. Difficile d’aimer son pays ou même de s’engager dans la lutte pour la démocratie, l’égalité…, si on ne connaît pas son histoire. C’est l’affaire de toutes les générations d’hommes et de femmes d’accorder de l’importance à cet aspect social qui les unit, ceci pour mieux renforcer leurs relations et mieux construire l’avenir.

Ne pas connaître son histoire, c’est ne pas connaître qui on est, et par la même son identité. Et, comment peut-on bâtir un meilleur avenir si on ne connaît pas qui on est ? En plus de cours rappelant les périodes charnières de son histoire du primaire au collégial, la société québécoise a besoin de cercles d’historiens et de soirées d’audience, d’émissions (radio, télévision) sur des tranches de celle-ci pour susciter l’intérêt de ses filles et fils à se former en ce sens.

Qui est qui ?

De nombreux jeunes québécois d’aujourd’hui ignorent encore qui était Jean Lesage. Lui et son équipe ont entamé en 1960 une série de réformes visant à moderniser l’État et la société, d’où la Révolution tranquille. Comment oublier les fameux slogans de cette révolution : « Il faut que ça change » et « Maîtres chez nous » ? L’engagement et la détermination de ce politicien acharné donnent au Québec la place qu’il occupe maintenant au sein du Canada et dans le monde moderne.

Les Québécoises et les Québécois se rappellent-ils des moments forts de leur histoire ? Vénèrent-ils leurs héros ? Il faut admettre que l’enseignement de l’histoire perpétue la fierté nationale et l’engagement des citoyens. C’est donc mal perçu qu’une jeunesse, à l’heure actuelle, ignore ou néglige ce qui fait la gloire de la nation à laquelle elle appartient. Travailler pour prendre soin des siens est un droit, se former est un autre, et ne devrait pas être farfelu ou superficiel.

Le devoir de mémoire est une nécessité au Québec et devrait éveiller les esprits, car l’histoire n’est pas seulement dans les annales ou les archives. En plus d’être un récit portant sur des événements du passé, c’est une culture, un discours que doivent tenir les jeunes générations comme preuve de connaissance de leur origine.