Le 29 mai dernier, c’était l’inauguration de la toute nouvelle exposition temporaire du musée Pointe-à-Callière : Aztèques, peuple du Soleil. La genèse de cette exposition est assez extraordinaire, car elle est le fruit d’une collaboration entre le Mexique et le Québec qui dure depuis plusieurs années. Alors que nous recevons à Montréal plus de 250 témoins de la civilisation aztèque provenant de 16 musées, les Mexicains peuvent en découvrir la civilisation iroquoise.

Chevalier aigle ou le soleil apparaissant à l’aube

L’exposition sur les Aztèques (ou Mexicas) nous entraîne des balbutiements de la capitale Tenochtitlan à sa chute provoquée par le conquistador Cortés, en passant par une période de domination qui a laissé des traces durables jusqu’à nos jours. Les thèmes abordés sont variés : vie quotidienne, guerre, religion, conquête. Les supports visuels aussi, puisqu’en plus des artéfacts, on peut voir des reproductions (par exemple un magnifique bouclier en peaux et plumes), des vidéos (pour admirer les joueurs d’ullamaliztli) et des explications linguistiques sur les différents codex (livres aztèques avec des pictogrammes et de l’écriture alphabétique, selon l’époque). Il faut laisser ses préjugés à l’entrée pour découvrir ce monde étranger selon ses propres règles, son propre contexte.

Explications linguistiques

Quelques détails intéressants :

  • Les sacrifices humains étaient faits surtout pour redonner aux dieux la vie qu’ils avaient donnée aux hommes.
  • Quand Cortés arrive à Tenochtitlan, la ville compte plus d’habitants que la capitale espagnole !
  • L’emblème du Mexique (un aigle sur un cactus serrant un serpent dans ses griffes) provient d’un mythe aztèque.
  • Les jeunes nobles et les jeunes du peuple recevaient une éducation dans des institutions séparées, sauf les roturiers qui étaient exceptionnellement doués.
  • Des lois somptuaires strictes déterminaient quel type de vêtements, de tissus les différentes classes pouvaient porter.
  • Le temps était compté selon un calendrier solaire ET un calendrier divinatoire, qui fonctionnaient comme un engrenage retournant à sa position originelle tous les 52 ans.

Vase représentant Tlaloc et masque de bois incrusté de nacre, de coquille et de turquoise